mercredi 22 novembre 2017

France : Charline, Justine, Margaux... ne se sentent plus en sécurité à NANCY.

Pour que la Police de Nancy agisse contre les agressions sexuelles
Pour que la Police de Nancy agisse contre les agressions sexuelles
 
Elles s’appellent A.*

et Justine. Elles ont chacune subi une agression dernièrement dans Nancy. A. a été suivie par un homme jusqu’à son appartement. Alors qu’elle claquait sa porte, elle a entendu des pas précipités sur son palier, ceux de l’homme qui la suivait alors qu’elle sortait de cours à 18h. Elle a attendu quelques heures avant de finir par vous appeler. L’homme était parti, ou en tout cas n’était plus sur son palier, mais elle avait peur qu’il soit toujours devant son immeuble ou dans la cage d’escalier.

Vous avez refusé de lui envoyer une patrouille, alors elle est restée seule chez elle. Finalement elle s’est rendue au commissariat le lendemain et y a déposé une main courante. Elle nous a décrit à quel point vous aviez été gentils, compréhensifs et drôles. Elle a apprécié cela, mais elle est repartie avec le même sentiment que nous toutes : la déception. Elle a compris que vous n’alliez rien mettre en place pour que cela ne se reproduise plus jamais, mais pire encore, elle s’est sentie incomprise lorsque vous avez tenté de rationaliser les choses en lui disant que c’était peut-être simplement une personne qui cherchait à cambrioler l’immeuble ou à en faire un squat. Vous n’avez pas eu confiance en son instinct qui lui a dit qu’elle était en danger. Cet instinct que nous avons toutes et qui se déclenche à chaque fois qu’un homme nous fait une remarque dans la rue. Car derrière chaque remarque, nous savons qu’il peut y avoir plus, que si nous réagissons "mal" cet homme peut nous blesser de multiples façons.

Justine, quant à elle, a dû subir les assauts d’un frotteur dans le bus.Totalement paralysée, elle n’a pas été capable de le repousser alors qu’il frottait son sexe contre son bras. Elle a d’abord pensé que c’était elle qui exagérait les choses, que c’était peut-être juste un accident. Mais plus les secondes passaient et plus elle réalisait « à quel point c’était vraiment volontaire ». Finalement sortie de ce calvaire, elle a lu le témoignage de A. sur la page Facebook des Étudiants de Nancy. Elle a réalisé qu’il s’agissait du même agresseur et a longuement parlé avec A. pour en être certaine. Justine a décidé de se rendre au commissariat, pas dans l’espoir de porter plainte, mais « dans le but d’aider à décrire ce mec ». Elle s’est sentie mal accueillie, jugée. Elle n’a pas compris pourquoi, plusieurs fois, vous lui avez fait des remarques sur le fait qu’elle avait l’air d’être mineure. Mais le pire pour elle, fut sûrement d’être jugée par les personnes mêmes qui devraient la protéger. Vous lui avez demandé pourquoi elle n’avait pas giflé cet homme, pourquoi elle n’avait pas crié. Vous n’avez pas voulu comprendre le choc que cela avait été pour elle et avez même osé lui dire que votre « femme n’aurait pas hésité » à le gifler. Elle n’a rien dit et a voulu savoir si elle pouvait faire quoi que ce soit pour vous aider, en décrivant cet homme par exemple. Au final, elle est « repartie bredouille, sans rien [vous n’avez] rien noté ». Alors qu’elle venait vous voir simplement pour vous aider, elle est repartie blessée par vos propos et votre désintérêt.


A. et Justine ne sont pas seules, évidemment. Chaque femme que nous croisons dans Nancy a probablement déjà vécu ce genre de choses. Chaque semaine, de nouveaux témoignages d’étudiantes sont publiés sur la page Facebook des Étudiants de Nancy.
Les journalistes de l’Est Républicain aimeraient croire que ces témoignages sont sans fondement et exagérés. Mais la vérité, c’est que nous avons toutes peur. Nous avons peur parce que nous savons que ces choses arrivent tous les jours. Nous avons peur parce que vous êtes rarement là pour les empêcher. Nous avons peur parce que beaucoup préfèrent penser que nous mentons plutôt que d’admettre le calvaire que nous vivons chaque jour. Nous avons peur parce que nous ne nous sentons pas libres de parler. Chaque témoignage publié est suivi de la même réponse : « va voir la police ». Mais une question nous trotte dans la tête : à quoi bon ?

Nous savons que vous ne prenez au sérieux que les agressions physiques, et que même dans ces cas-là, les victimes repartent souvent bredouilles.Alors nous n’osons plus parler. À quoi bon venir vous voir et risquer de nous heurter à l’incompréhension si nous savons déjà que cela ne changera absolument rien ? Certains estiment que c’est notre devoir d’alerter la police, et que si nous ne le faisons pas nous sommes en partie responsables. Mais ces personnes ne savent pas l’enfer que cela peut représenter pour nous. Lorsqu’un homme nous « agrippe la fesse et continue sa route l’air de rien » comme ce fut le cas pour une autre étudiante, nous nous sentons souillées. Cet homme ne nous a pas violées, mais il a violé qui nous sommes, il nous a traitées comme un morceau de viande. Nous sommes bien plus que des mensurations et chaque jour nous sommes rabaissées au rang de sextoy. Imaginez notre colère lorsque nous venons vous voir et que vous nous dites que vous ne pourrez rien faire, que nous n’avons qu’à « prendre une douche pour nous changer les idées », « que ce n’est pas si grave que ça », et que « ce ne serait sûrement pas la dernière fois qu'un truc comme ça allait [nous] arriver » (ce sont vos mots, pas les nôtres). Imaginez notre rage de voir que vous, qui êtes censés nous protéger, vous pensez qu’il suffit de prendre une douche pour régler notre problème. Car oui, il s’agit clairement de notre problème.

Certaines personnes vont nous rétorquer que vous faites de votre mieux. À cela, nous vous offrons un autre témoignage. En février 2016, un homme a saisi le bras de Tiffany pour la forcer à le suivre. Elle avait réussi à se dégager et avait couru se réfugier dans les toilettes d’un bar. Elle vous a appelés et voilà ce que vous lui avez répondu : « si nous intervenions pour les filles qui se font toucher le bras, nous n’aurions pas fini ». Cette étudiante a donc, elle aussi, dû faire une croix sur votre aide. Lorsqu’elle est ressortie de ce bar, l’homme était toujours là, il l’attendait. Nous vous demandons d’imaginer ce qu’il se serait passé si cette femme n’avait pas demandé au barman de la raccompagner. Votre aide, elle en avait besoin et vous la lui avez refusée. Si elle n’avait pas eu le bon sens de demander de l’aide à ce barman, qu’elle connaissait par chance un peu, que lui serait-il arrivé ? Cet homme ne se serait pas contenté de lui « toucher le bras ».

Parce que nous avons mentionné un bar, certains penseront que cette femme était habillée pour sortir. À cela nous vous répondons que nous ne savons pas. Pourquoi ? Parce que nous nous en fichons. Ce qui compte à nos yeux, c’est qu’un homme l’ait agressée. Au vu de tous les témoignages que nous avons rassemblés, nous pouvons vous affirmer que cela n’a aucune importance.

Margaux, encore une autre étudiante, a été suivie pendant trente minutes par un homme alors qu’elle rentrait chez elle à 7h du matin. Elle n’était pas maquillée, pas vraiment coiffée, en jogging et avec un pull et une écharpe.Notre apparence n’a aucune importance dans ces agressions et même si le fait de porter une jupe faisait de nous une proie, cela ne justifierait jamais de telles actions. Alors, pourquoi continuer à demander comment nous étions habillées, si nous avions une attitude qui a pu déclencher cette agression ? Nous sommes des victimes alors que vous soyez la police, ou simplement des habitants de Nancy, cessez de nous traiter comme des coupables.

Nous espérons sincèrement que vous n’êtes pas conscients que votre attitude face à ces agressions nous blesse toutes profondément. Nous nous sentons seules et abandonnées par les personnes mêmes qui devraient nous protéger. Nous commençons à penser qu’il faut que quelque chose de beaucoup plus grave se produise pour que vous réagissiez. Doit-on en arriver à espérer que l’une d’entre nous se fasse violer pour obtenir votre aide ? Parce que les choses empireront forcément si vous ne faites rien. Un jour cet homme parviendra à emmener une femme de force, un jour cet autre homme arrivera à entrer dans un appartement. Tous ces agresseurs, qui chaque jour nous insultent, nous touchent, nous violentent, tous sans exception se sentent invulnérables. Moins vous réagissez à toutes ces choses que vous ne jugez peut-être pas assez graves, plus ces hommes se penseront en droit de faire de nous ce qu’ils veulent.



Fin novembre, encore à Paris, une RENCONTRE avec le poète haïtien majeur Anthony PHELPS.



L’image contient peut-être : 1 personne, texte


JEUDI 30 NOVEMBRE 2017





de
19h
à
22h





la
MAISON DE LA POÉSIE-SCÈNE LITTÉRAIRE
Passage Molière
157 rue Saint-Martin
75003  Paris 
(France)


vous invite à la 
RENCONTRE
AU SOUFFLE DU POETE HAÏTIEN
ANTHONY PHELPS









À l’occasion de la remise du Grand Prix de Poésie 2017 de l’Académie Française et de la parution de son dernier recueil de poèmes Au souffle du vent-poupée, Anthony PHELPS sera parmi nous. Une chance rare de saluer une œuvre exceptionnelle et de rendre hommage à l’auteur de si nombreux livres, dont le long poème que chaque haïtien connaît :  Mon pays que voici . Emprisonné sous le régime de Duvalier, puis exilé au Québec, Phelps qui a 89 ans aujourd’hui, a construit une œuvre puissante, fantaisiste et joyeuse, un hymne à la liberté. 

Il sera entouré sur scène par son ami l’écrivain Louis-Philippe DALEMBERT, la plasticienne Iris Geneviève LAHENS, son éditeur Bruno DOUCEY, ainsi que l'auteur Julien DELMAIRE et nous offrira une lecture de ses poèmes.














Billets disponibles sur :
www.maisondelapoesieparis.com






Fin novembre, à Paris, une SOIRÉE animée par Suzanne DRACIUS et Max PONTE.

L’image contient peut-être : texte


Rendez-vous 
jeudi 30 novembre 2017 




à 
18h 30




à

La Créole

122 boulevard Montparnasse 
75014  Paris 










Une 
soirée 
animée par 
l'écrivaine 
Suzanne DRACIUS 
et par 
le poète 
Max PONTE







Un spectacle surprenant et un micro ouvert









Poetry reading / Guests / Open micro










Entrée libre









La Créole propose un menu à 10 euros (tapas + boisson)











U.S : BREAKING : DHS ending TPS for Haitian immigrants.



There is no time to wait. TRUMP has put an 18-month deadline on Haitian immigrants to leave the U.S. Congress must act now.

Late Monday night, the Department of Homeland Security announced that the Temporary Protected Status program for nearly 60,000 Haitian immigrants will end.1 Now thousands of Haitian immigrants are forced to leave the U.S. within the next 18 months -- creating fear and uncertainty. This comes just one week after the Trump administration announced that TPS would be eliminated for 2,000 Nicaraguan immigrants.2 Since 2010, after the devastating earthquake in Haiti that left hundreds of thousands dead, and millions displaced, many individuals and their families were granted safety and protection in the U.S. Now, after nearly 10 years of living in the U.S., many will be forced to leave behind loved ones, businesses, jobs, homes, and entire communities they have rightfully built. Right now there is legislation moving in Congress that would allow all TPS recipients to remain in the U.S.

Over 34,000 Color of Change members have signed the petition to demand Congress protects all immigrants. Dear friend, your name is missing, will you sign today?

Last night's heartbreaking news is just a part of a long list of Trump’s agenda to criminalize and punish Black and Brown immigrants. This cruel announcement comes right during a time when many families and friends will be gathering to spend time together, but Trump is choosing to tear Black and Brown families apart. We already see this with the decision to end the Deferred Action for Childhood Arrivals (DACA) and the uptick in deportations. Right this moment, Congress must step up to pass fair and just legislation that will honor and instill dignity and humanity in all immigrants.




Until justice is real,



Scott and the rest of the Color of Change team








P.S. Check out the original email we sent :




References

1. "Trump administration to end provisional residency protection for 60,000 Haitians," Washington Post, 11-20-2017 
2. "Trump administration to end TPS for Nicaraguans. No decision on Haitians, Salvadorans," Miami Herald, 11-06-2017 





****


Trump just announced immigrants 
are not wanted in the U.S.


It's time for Congress to pass 
the DREAM Act and demand 
the White House extends TPS.










Dear friend,

Jeff Sessions just announced that the Trump administration will end Deferred Action for Childhood Arrivals DACA.1 Today, more than ever our communities must continue to fight back against the Trump regime.  DACA currently protects over 800,000 young immigrants from being deported. It allows immigrants to stay in the U.S., live with their families, work, go to school, and thrive in their communities. Without such a program, millions of families will be torn apart.

But there's more : Trump is refusing to extend the Temporary Protected Status program for hundreds of thousands of immigrants who have sought safety here in the U.S. from harm, climate disaster, violence in their home country. Many Haitian immigrants and other Black immigrants benefit from this program. It is expected to expire in January. When it expires, many of these immigrants will be immediately deported -- forcing many to live in fear. There is already bipartisan support for the extension of TPS. But not for Haitian immigrants.The Trump administration has even said, "Haitians should be prepared to go home."2 No one should have to live in that kind of fear. There is no time to waste -- Congress must act quickly to protect all immigrants.




Since the start of Trump’s occupation in the White House, he has laid out an agenda that harms immigrants. It began with the executive orders to strip funds from Sanctuary Cities and issuing travel bans that target Muslim immigrants. We cannot forget the Trump administration is determined to build a border wall. One of the country’s largest private prison companies GEO Group received one of the first contracts from the Trump administration that resulted in the opening of a large Texas detention center for children and families. All of this is happening right on the heels of Trump abusing his power and pardoning former Maricopa County, Arizona sheriff Joe Arpaio who was just convicted weeks ago for human rights abuses. He is a known racist who spent his entire tenure as sheriff racially profiling Latin communities. But at every turn, people have fought back : blocking the travel ban, stalling the funding of the border wall, and cities filing lawsuits to protect Sanctuary Cities. So we know together we will continue to win each and every battle.

Trump's agenda is all part of a larger racist, white supremacist agenda to get rid of communities of color, and Black and Brown immigrants. Congress must stop Trump now. Congress must put forth the effort to not allow Trump use immigrants as pawns for his agenda to build a wall and must stop the increased policing. Their silence must end today.




Trump does not care about any immigrant. He wants to get rid of every immigrant and their families. This is a clear attack on all Black and Brown immigrants regardless of their status. Congress can no longer stay on the sidelines and let Trump continue his vicious attack on immigrants. For years, people have been on the frontlines pushing for change that will end the discrimination and violence against immigrants. The reality is, more needs to be done to ensure all immigrants are protected. Congress must not exploit immigrants to promote Trump's agenda for building a wall or increasing funding for harsher policing and law enforcement. Instead, the legislation must reflect the justice our communities. We must end all criminalization of Black and Brown people. Every single person deserves the right to freely live their lives with dignity and without shame. This means, no ban, no wall, no deportations, no detention centers, #DefendDACA #SaveTPS, pass the DREAM Act, and protect our communities.




Until justice is real,



Scott, Rashad, Arisha, Scott, Anay, Clarise, Enchanta, Malaya, Katrese, and the rest of the Color Of Change team













References




1. "Watch : Attorney General Jeff Sessions expected to announce end of DACA immigration program," CNBC, 09-05-2017
https://act.colorofchange.org/go/8754?t=16&akid=8184%2E1942551%2EGLw2m1
2. "‘Temporary’ Doesn’t Mean What You Think It Means" National Review, 05-22-2017
http://act.colorofchange.org/go/8730?t=18&akid=8184%2E1942551%2EGLw2m1











Color Of Change is building a movement to elevate the voices of Black folks and our allies, and win real social and political change. Help keep our movement strong.














mardi 21 novembre 2017

U.S : Jeff SESSIONS can’t explain why the FBI investigates "Black extremists" but not the KKK.



Jeff Sessions and the FBI are making up Black

 extremist groups to justify surveillance of our 

protest movements.




We’re suing Jeff SESSIONS’ FBI. 
Fund the fight
 against anti-Black surveillance.












Dear friend, 


Jeff SESSIONS and the FBI are working to undermine Black organizers. Which is why we have been suing the FBI and Homeland Security to release documents demonstrating their years of surveillance and criminalization of our movements.

We can win this case, but we need your help. Lawsuits like this can take months or even years. They're hoping that we'll back down before we can win. They're hoping we run out of resources and money. We can't let that happen. Will you join the legal fund to fight against anti-Black surveillance and become a sustaining donor?




On Tuesday, Jeff Sessions was intensely grilled by Rep. Karen Bass (D-CA) about the FBI’s fallacious “Black Identity Extremist” classification -a nonsense term the FBI uses to intentionally conflate Black activists and organizers with dangerous domestic terrorist organizations, like the KKK and violent neo-Nazi groups.1

When asked whether he believes there is an organization of Black people that identify themselves as “Black Identity Extremists” and whether they have committed violence against police officers Sessions invented an unnamed Black group he claims killed four police officers in the last year.2 When asked whether he’s using the “Black Identity Extremist” classification to illegally surveil the movement for Black lives - Sessions refused to comment.

Even though Sessions refuses to come clean about the extent of the government’s anti-Black surveillance, we have the power to force the FBI to answer us through our lawsuit. We can win this case, but we need your help. Lawsuits like this can take months or even years. They're hoping that we'll back down before we can win. They're hoping we run out of resources and money. We can't let that happen.




Government surveillance of Black organizes serves not only to keep tabs on our people, but also to intimidate from fighting for justice. Surveillance is a tool of fear. It is a tactic to reinforce white supremacy. Again and again, we’ve seen these agencies target activists of color for simply demanding an end to police violence :3
  • In 2015, DHS revealed they had been tracking protesters and attendees of the Funk Music Parade, in Washington, DC and a walk to end breast cancer in a historically Black neighborhood.4 5
  • Before the Republican National Convention last year, the FBI and DHS agents went door-to-door to the homes of Black Lives Matter activists and community organizers in Cleveland, Ohio, to interrogate them about their protest plans.6
  • In 2014, a FBI Joint Terrorism Task Force surveilled a December 2014 BLM protest at the Mall of America.7

The new “Black Identity Extremist” classification will make this surveillance even easier. This surveillance violates the First Amendment, chilling protesters from speaking out, and is eerily reminiscent of the surveillance of the Black Panther Party under FBI’s notorious and illegal COINTELPRO program.

Because of these revelations, in 2016, we decided to file a lawsuit in partnership with the Center for Constitutional Rights after the FBI and DHS refused to disclose documents about their surveillance of people protesting police brutality and racial injustice. Winning this lawsuit will uncover documents that show a long-standing agency culture that criminalizes Black dissent and paints Black protest as a domestic terror or extremist threat.

The “Black Identity Extremist” classification seeks to make being Black and against police violence a crime. But being Black and exercising our right to protest are not crimes, let alone activities that justify being monitored or repressed by counterterrorism units. We have the right to know how and why the federal government is surveilling our constitutionally protected protests of police violence and we will not stop until we get answers and end these illegal tactics.




Until justice is real,



Brandi, Rashad, Arisha, Johnny, Evan, Jade, Corina, Chad, Saréya and the rest of the Color Of Change team.
















References



1. "‘Jeff Sessions Knows There Are Definitely Black Terror Groups but Can't Seem to Remember Any White Ones," Splinter News, 14 November 2017. 
2. "Rep. Karen Bass blasts Jeff Sessions over Justice Department report on ‘black identity extremists’," RawStory, 14 November 2017. 
3. "EXCLUSIVE: FEDS REGULARLY MONITORED BLACK LIVES MATTER SINCE FERGUSON," The Intercept, 24 July 2015.
4. "Homeland Security Is Tracking Black Lives Matter. Is That Legal?," Mother Jones, 30 July 2015.
5. "EXCLUSIVE : FEDS REGULARLY MONITORED BLACK LIVES MATTER SINCE FERGUSON," The Intercept, 24 July 2015.
6. "FBI AND POLICE ARE KNOCKING ON ACTIVISTS’ DOORS AHEAD OF REPUBLICAN NATIONAL CONVENTION," The Intercept, 23 July 2016. 
7. "WHY WAS AN FBI JOINT TERRORISM TASK FORCE TRACKING A BLACK LIVES MATTER PROTEST?," The Intercept, 12 March 2015. 









Color Of Change is building a movement to elevate the voices of Black folks and our allies, and win real social and political change. Help keep our movement strong.